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L’éducation franco-allemande à Freiburg : tout un parcours !

Au carrefour des pays et des cultures, proche de la France et pas très loin de la Suisse, Freiburg est une ville multiculturelle et universitaire historique. Plusieurs dizaines de milliers d’étudiants allemands ou étrangers poussent ainsi chaque année les portes de ses prestigieuses universités. Comment donc s’étonner devant la quantité de structures éducatives franco-allemandes à Freiburg ? Car ce ne sont en effet pas moins de trois écoles franco-allemandes, deux licences binationales (Albert-Ludwigs-Universität, Pädagogische Hochschule) et trois masters spécialisés  (Frankreich-Zentrum de l’université Albert-Ludwigs) qui ont élu domicile dans cette ville moyenne du Baden-Württemberg.

Former des jeunes bilingues, ouverts et biculturels, capables de poursuivre leurs études dans des universités françaises ou allemandes, voilà les missions que se sont donnés les établissements scolaires franco-allemands présents à Freiburg. De la petite section à la Terminale, les élèves baignent dans une atmosphère culturelle et linguistique particulière, rythmée par des cours dans les deux langues. Ces écoles, au nombre de trois, font toutes partie de l’Agence pour l’enseignement Français à l’Etranger (AEFE), un réseau mondial d’écoles et de lycées français. « Homologués » par le Ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, ces établissements proposent une formation reconnue par le système éducatif français.

Cependant, reconnu ne veut pas dire identique. Le programme proposé par Le Lycée franco-allemand de Freiburg (Deutsch-Französisches Gymnasium Freiburg im Breisgau) est très différent de ce que l’on peut connaître en France. Il est même unique. L’établissement est en effet intégré à un réseau de trois Lycées franco-allemands présents dans les deux pays (les lycées de Buc – académie de Versailles-, de Saarbrücken – Saarland – et de Freiburg – Baden-Württemberg -). Premiers modèles de coopération franco-allemande, le contenu de leurs programmes scolaires ainsi que le baccalauréat auquel ils préparent sont directement issus de négociations entre la France et l’Allemagne.

La formation franco-allemande se poursuit ensuite au sein de l’Université Franco-Allemande (UFA). Là encore, il s’agit d’un exemple de coopération très original. Créée en 1992, L’UFA est une initiative binationale. Son but ? Promouvoir les parcours universitaires franco-allemands. Pour ce faire, elle associe plus de 200 établissements de part et d’autre du Rhin au sein de programmes uniques, qui accueillent chaque année près de 6 400 étudiants. A Freiburg, l’UFA propose deux licences et trois masters.

L’offre est vaste, à chaque âge correspond une opportunité différente, adaptée mais toujours franco-allemande. Et Freiburg est particulièrement avancée dans le domaine. Difficile donc de passer à côté du franco-allemand lorsque l’on habite cette ville !

 

 

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Quand la Province rencontre le Baden-Württemberg : petite chronique d’un jumelage réussi

Deux villes historiques – l’une française, l’autre allemande -, qui peuvent s’enorgueillir d’une université réputée. Deux villes du sud où « il fait bon vivre ». Sur de nombreux points, Aix-en-Provence et Tübingen se ressemblent. L’année 1960 et la signature du traité de jumelage ont marqué le début d’un partenariat solide, qui continue encore aujourd’hui à faire des émules.

Il serait impossible de parler du jumelage entre « Aix » et Tübingen sans évoquer les partenariats académiques. Outre les échanges scolaires, les deux villes sont à l’origine d’un parcours universitaire aussi unique qu’original. Baptisé « TübAix », celui-ci permet d’effectuer une licence d’histoire en France, à l’université Aix-Marseille, et en Allemagne, à l’Université Eberhard Karl de Tübingen, et ainsi d’obtenir un double diplôme.

Le jumelage ne se cantonne cependant pas au domaine universitaire. Le cœur du partenariat réside en effet dans la volonté de chacune des villes à partager quelque chose de son identité avec sa jumelle. La tradition aixoise des marchés en est un exemple. Chaque année, les saveurs ensoleillées de la ville méridionale s’invitent au marché ombro-provençal de Tübingen. De leur côté, les artisans allemands régalent les visiteurs du « Marché international des villes jumelles » d’Aix de leurs Bretzel et autre Glühwein. Le mois de décembre 2020 a en outre été placé sous le signe d’Hölderlin à Aix. Le célèbre poète originaire de Tübingen a fêté  son 250ème anniversaire, l’occasion pour les aixois de découvrir ou redécouvrir son œuvre. La ville de Cézanne n’aurait enfin pu se passer d’une coopération artistique. Les peintres amateurs de l’association « Léonard et ses amis » sont en contact depuis plus de dix ans avec les peintres de Tübingen. La tradition veut que, chaque année, les uns exposent chez les autres. Au fil des voyages, des liens plus profonds se sont noués. C’est aussi ça le jumelage. Même la pétanque n’y a pas résisté. Le célèbre sport marseillais a trouvé un jumeau à sa hauteur dans le club « La Fanny Joyeuse e.V » de Tübingen. A quand le tournoi entre villes partenaires ?

 

 

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Enterprise Europe Network, un tremplin local vers des possibilités internationales

Créé en 2008 par la Commission européenne, Enterprise Europe Network (EEN) est une plateforme d’aide et de conseil dédiée aux petites et moyennes entreprises (PME) qui souhaitent innover et se lancer à l’international.

Déployée dans une soixantaine de pays, elle peut compter sur un réseau de plus de 3 000 experts, regroupés au sein d’agences locales. Formation, conseil juridique, mise en relation avec de potentiels partenaires commerciaux, les services proposés par EEN sont multiples.

La région Grand Est offre plusieurs points contacts pour les start-ups en demande. La Chambre de Commerce et d’Industrie Grand Est, présente à Strasbourg, Nancy, Metz et Châlons-en-Champagne, est l’un d’eux, l’agence Grand E-Nov+ en est un autre. La situation géographique de cette région, frontalière avec trois pays, donne une dimension tout à fait particulière, presque naturelle au concept d’internationalisation. Pour Ursula Martin, juriste et conseillère au sein du réseau, « le marché naturel de ces entreprises est transfrontalier ». « Pour une entreprise alsacienne par exemple, l’Allemagne est plus proche, plus simple d’accès que certaines régions du sud de la France », ajoute -t-elle.

Tout l’enjeu de l’accompagnement d’EEN est d’amener ces entreprises encore plus loin à la fois géographiquement et dans leur aptitude à innover. En ces temps de forte tension économique, cela s’est révélé essentiel. « Beaucoup d’entreprises se sont mobilisées et ont adapté leur production aux besoins du moment en fabricant des masques, des respirateurs », remarque Ursula Martin.

Plus d’informations : https://een.ec.europa.eu/

 

 

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2021 sous le signe de la fusion du Bas-Rhin et du Haut-Rhin

Nouvelle année, nouveau département. Le 1er janvier prochain le pas sera franchi, les départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin seront réunis au sein d’une même collectivité : la collectivité européenne d’Alsace (CeA).

Bien plus qu’un « super département », il s’agit de créer une collectivité aux prérogatives élargies. « Une collectivité en avance par rapport à ce que pourra être le schéma institutionnel de demain », disait même Edouard Philippe fin octobre 2018, lors de la signature de la déclaration commune sur la CaA. Ce que l’Alsace s’apprête à faire, est une première. Pour le gouvernement, il s’agit d’une véritable expérimentation décentralisatrice.

La CeA sera tout d’abord dotée de compétences particulières en matière d’éducation. La collectivité sera libre de promouvoir le bilinguisme et la culture régionale sur son territoire comme elle l’entend. Une autre compétence lui sera déléguée, celle des 300 km de routes et autoroutes non encore concédées. Cette décision devrait permettre aux élus locaux d’imposer une redevance sur les poids lourds qui, depuis 2005 et la mise en place d’une redevance en Allemagne, encombraient le réseau routier de la région. La CeA pourra également faire la promotion de son activité touristique en France et à l’étranger, un point particulièrement stratégique pour ce territoire frontalier. La situation géographique particulière de la collectivité, en plein cœur de l’Europe, a en outre conduit le gouvernement à lui déléguer des prérogatives en matière de coopération transfrontalière. La Collectivité sera ainsi désormais en mesure de déterminer les grands objectifs et les enjeux de la coopération avec l’Allemagne et la Suisse.

Comment sera organisée cette nouvelle collectivité ? Elue de la même manière qu’un conseil départemental, l’assemblée sera composée des 40 binômes élus dans les 40 cantons alsaciens, soit 80 membres au total. Lors des élections départementales organisées en mars 2021, les Alsaciens éliront les conseillers d’Alsace selon les mêmes modalités que le reste de la France. Ces conseillers éliront à leur tour un président, qui sera à la tête de la Collectivité pour les 6 années à venir. Une deuxième assemblée viendra compléter ce premier organe : il s’agit du Conseil de développement d’Alsace. Composé de membre de la société civile, celui-ci aura pour but d’évaluer et de suivre les politiques publiques de la CeA. Ce Conseil devra permettre de concrétiser l’ambition première de la CeA, à savoir retrouver une capacité d’action locale, citoyenne et alsacienne.

Bien que pas encore concrétisée, les ambitions ne manquent pas à la future collectivité. Pionnière, forte d’une histoire et d’un fort ancrage transfrontalier, l’Alsace sera peut-être un exemple pour d’autres départements. Qui osera lui emboîter le pas ?

Plus d’informations : https://www.alsace.eu/

 

 

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Arte.tv : une nouvelle plateforme numérique franco-allemande

C’est une bonne nouvelle que nous annonce Arte : la plateforme en ligne de la chaîne télévisée franco-allemande, Arte.tv, s’apprête à mettre gratuitement à disposition du grand public un certain nombre de séries européennes en version originale (sous-titrée). L’occasion rêvée de découvrir et redécouvrir les grands classiques du genre ou de s’initier à d’autres styles, tout en perfectionnant sa langue de Goethe et/ou de Molière.

Avec cette nouvelle proposition, Arte se rapproche ainsi vers un public très jeune qui ne regarde plus la télévision, mais se passionne pour un genre bien plus à la mode, celui- des séries. C’est un défi très ambitieux que se lance la chaîne, traditionnellement acquise aux plus de soixante ans. Ce d’autant plus que la concurrence est rude entre les plateformes de vidéos à la demande.

Le lancement de cette « offre série » permet en outre à Arte.tv de camper un modèle médiatique particulier, quelque peu à contre-courant. Celui-ci tourne autour d’un concept : prendre le temps, s’arrêter une heure, voire deux devant une série et « savourer ». Les contenus proposés ne sont pas de toute nouveauté, ils sont hors du temps… à (re)découvrir !

Plus d’informations : http://www.arte.tv

 

 

 

 

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